Conduire au Cambodge ... pas de panique !

February 1, 2014

Comme dans la plupart des pays européens, on roule à droite. Sauf quand c’est plus simple de rouler à gauche, et ici c’est souvent le cas. Mais en général, plus de 70% du trafic se déplace dans le bon sens. Pour tourner à gauche ou à droite, on se déporte simplement dans la direction désirée, pour se retrouver nez à nez avec la circulation venant en sens inverse. Ensuite, on se faufile à contresens entre les véhicules, jusqu’au bord de la route. Et toujours à contre-sens, on remonte la route et on tourne le moment venu. En général, tout se passe bien et personne ne s’énerve. N’essayez pas d’utiliser vos clignotants ou de vous arrêter au milieu de la route à l’endroit où vous désirez tourner. Le trafic est généralement très dense et personne ne s’arrêtera pour vous céder le passage. Vous serez alors bloqué et générerez le « bon écoulement» du trafic.

 

Les clignotants ne sont que trop rarement utilisés. Les conducteurs se préoccupent de ce qui se passe devant eux et non derrière eux. Il en va de même pour les rétroviseurs.

 

Des feux de signalisation sont installés dans les villes principales; de plus en plus de conducteurs en connaissent la signification. Mais pas tous encore, hélas ! Toutefois, si vous tournez à droite, vous ne serez pas concerné par ces feux. Il faut simplement faire attention à ne pas couper la route à un véhicule plus gros que le votre.

 

La priorité à droite n’existe pas ici. C’est la taille du véhicule qui importe, ainsi que le niveau sonore du klaxon. Les gros bus et les camions sont donc généralement prioritaires, suivent les minibus et les voiture, les tuktuk*, les motos, les scooters, les vélos, et pour finir les piétons.

 

L’une des situations les plus cocasses est de se retrouver à un carrefour dans le but de tourner à droite. Pas de panique, prenez une longue inspiration, vérifiez la sangle de votre casque, et même si vous êtes en situation de stress, ne fermez pas les yeux. Évitez le vieux pickup venant de gauche, tout rouillé et dont les essieux frôlent le sol tellement il est chargé, le bus de droite qui tourne sur sa gauche, le flot des voitures, motos, scooters et des vélos venant en sens inverse. Gardez aussi un œil sur le vieux camion qui vous colle le train depuis bientôt 5 minutes, toutes sirènes hurlantes et qui s’engage, lui aussi, dans le carrefour. Il ne désire visiblement ni s’arrêter, ni accorder la priorité à qui que ce soit.  Personne ne semble se soucier des autres, mais « en général » ça se passe bien. Notre vision occidentale du partage des voies publiques diverge passablement avec celle des Cambodgiens. Le plus étonnant dans cette situation, c’est que certains arrivent encore à téléphoner ou à manger un bol de riz avec des baguettes (non là j’exagère, mais pas beaucoup).

 

En fin de journée le trafic est toujours aussi dense avec des pics lors de la sortie des écoles ou du travail. Le soleil tombe, peu d’éclairage public, et très peu de phares allumés. Encore un peu plus stressant que dans la journée ! Éviter de rouler le vendredi et le samedi soir. Les jeunes (et les moins jeunes) roulent vite et beaucoup ne respectent pas le 0.5 … Il est préférable de louer les services d’un tuktuk équipé de phares à l’avant ET à l’arrière, qui n’est pas encore exténué par une rude journée de travail sous un soleil de plomb, et qui porte un casque. Le mieux, c’est d’en choisir qui n’a pas encore trop bu ou pris une quelconque substance aux effets indésirables sur le long terme et sur le système nerveux.

 

 * tuktuk, définition trouvée sur la toile : moto accompagnée d’un coin salon, dont le nombre de passagers varie en fonction de votre nationalité et de votre alimentation.

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